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Ça y est. Je viens de terminer le premier de trois projets artistiques qui me séparent du jour J. Un projet magnifique et inspirant. Un atelier-laboratoire où 11 ainé.e.s ont livré sur scène leurs paroles/fantasmes/secrets/critiques/rêves. Sans Scrupule, c’était le nom du spectacle. C’était surtout leur façon de se révéler. C’était une incursion à bord de leur vision du monde. Souvent ludique, parfois critique, toujours touchant. Mes coquelicots que je les surnommais. Ils m’ont tellement fait de bien. Ils en ont mis du beau sur ma vie. Ils m’ont aussi légué beaucoup de chose. Je t’en partage deux. 

Un. Que vieillir ça peut être aussi beau qu’eux et qu’elles. Ça dépend rien que de ce que tu fais avec ton temps pis avec ton amour. 

Et deux. De ne jamais perdre le goût du risque. Qu’oser, ça te nourri le vivant. Pis pas rien qu’un peu. Imagine oser monter sur scène quand t’as jamais fait ça de ta vie. Imagine te tenir debout devant des humains après avoir vécu un grave traumatisme. Imagine te permettre de dire à tes enfants assis dans la salle ce que tu espères leur avoir légué. J’ai pleurer beaucoup à la dernière. De fierté pis d’amour. Du beau pleurage. Ils vont me manquer tsé, mes coquelicots. 

Le spectacle se terminait sur ceci: » Nous vous léguons nos journaux intimes pour que vous sachiez encore plus précisément qui nous sommes et d’où nous venons. Les mots auront toujours été pour nous une source de liberté. Que cette source prenne racine en vous et qu’à votre tour vous ne tarissiez jamais. Nous vous léguons notre regard sur le monde. Que vous preniez la vie comme elle est, tantôt comique, tantôt tragique. Vous ne pouvez peut-être pas changer le monde. Mais, vous êtes maître du regard que vous posez sur lui. Alors aimez-le. Seulement alors, peut-être, évoluera-t-il. Nous vous léguons tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons été et tout ce que nous serons. Pour que nous soyons tous les deux à jamais. Pour que demain ressemble encore à tous nos souvenirs ensemble. Mais en mieux. Je t’aime. »

Ça résonne beaucoup en moi. Ça et une phrase leitmotiv qui fermait un des tableaux. 

« Je ne saurai pas comment te dire adieu. »

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