Célébration. 2. 

C’était la St-Valentin. Pis vu que moi j’suis pas vraiment bon dans ce secteur-là du love, ben j’suis supposé pas aimer ça. Normalement, j’aurais fait des commentaires acides pis blasés sur toutes les relations du monde (ou presque). J’aurais parlé de Consommation pis de chocolats cancérigènes.

Mais vu qu’une de mes résolutions c’était d’être plus dans l’ouverture et moins dans l’exclusion, j’me suis dit, come on. T’es cap. Fait quelque chose. À la Nathaniel. Mais fait. Ça fera,  le bouhouhou.

Fak.

J’ai décidé d’offrir 14 cadeaux pour le 14 février. Pas de limite. Juste du love. Du love comme je l’aime. Du love ben inclusif, du tendre, du vrai, du moelleux. T’auras compris qu’en offrant à l’autre, c’est surtout à moi que j’offrais. La preuve. J’en fais un billet.

Voici mes 14 cadeaux pour le 14 février.

1. Aujourd’hui, maman Régine venait à la maison. Me préparer son excellent plat de poisson grillé. Avec plantain et riz. J’m’étais gardé un petit cadeau surprise de ma dernière escapade européenne. Un paquet de caramels salés. Maman Régine et sa famille se régaleront ce soir!

2. Les deux sentinelles qui gardent la parcelle où j’habite sont hyper travaillants et sympathiques. Même quand je rentre à la maison à des heures impossibles de jeune adulte. Et que je dois les réveiller pour qu’ils me laissent entrer. Ce soir, ils dormiront à poings fermés avec leur bouteille de whisky. J’ai d’affaires à rentrer tôt.

3. J’me la suis joué cupidon lacto-tolérant en distribuant de petits chocolats à toute l’équipe du bureau d’Oxfam. La St-Valentin, ça se digère mieux en 70% cacao.

4. Ce matin, au réveil, j’avais une amie qui vivait un moment plus difficile. Dans un autre pays. J’me sentais un peu loin. Donc. J’nous ai préparé un déjeuner de crêpes au sirop d’érable et de café au lait. Pour de faux. Dans le no man’s land de notre amitié sans frontière. Les Losts Kids seraient fiers de moi.

5. J’ai pris le temps d’envoyer une petite photo à ma famille d’amoure. Avec un petit message. Pour leur dire à quel point je les aime. Parce qu’eux et elles me sont tellement importants. C’est important le « dire ».

6. J’ai passé la journée avec mon accessoire mode de St-Valentin. Mes belles lunettes en forme de coeur. C’est comme quand tu te mets à sourire dans le métro. Ça rend le bonheur contagieux des lunettes comme ça.

7. J’ai une amie que j’aime beaucoup. Qui vit des affaires. Trop loin de moi. Ce matin, je lui ai envoyé un petit cadeau par interac. Pour qu’elle se gâte. Comme si j’étais là. Un petit peu de moi. Ça me rappelle que ça sert aussi à ça, le cash. Faire plaisir. Pis propager le love.

8. J’me suis donné du temps. Pour écrire à trois personne que j’admire. Mais qui ne le savait pas. Alors j’ai écrit un petit mot, avec toute ma sincérité, à une artiste que j’admire,

9. à une intellectuelle que j’admire,

10. et à une politicienne que j’admire.

11. J’suis allé rencontrer une jeune ONG. Des jeunes adultes vibrants et vibrantes, pleins et pleines de vie, pleins et pleines de lumière. J’vais leur donner un petit coup de pouce bénévole. Dans mes temps libres. Parce qu’ils et elles sont tellement dans l’action. J’me suis permis de leur offrir le Vitalo (boisson gazeuse bien populaire ici). Vu la chaleur kinoise, c’était vrmt un oasis de soft drink.

12. J’ai aussi offert la Tembo à deux amis que je rencontrais pour répondre à leurs interrogations sur le système d’éducation québécois. Ils ont entrepris des démarches pour aller étudier à l’étranger. Et ils avaient besoin de quelques conseils et aiguillages.

13. Quelques artistes qui ont participé à Sidanse ont accepté de prester gratuitement pour la St-Valentin au centre-Ville de Kin. Ces artistes l’ont fait parce qu’ils et elles croient que l’art doit être accessible et qu’il doit circuler. C’était beau. En quelques secondes seulement, ils et elles avaient attroupé la foule. Ici, la danse, c’est un aimant. Je leur ai offert de payer leur transport pour qu’ils et elles puissent au moins ne pas avoir à payer de leurs poches pour spreader leur art.

14. Le plan était simple. Aller chez mon ami, m’occuper de coucher les enfants pendant que lui et sa femme allaient manger au resto. Je suis devenu l’endormeur officiel de leur petite fille; elle ne sait pas résister à mes bras de Morphée. Finalement, on s’aime trop. Alors on a parlé et parlé et parlé. Et quand on a eu couché les enfants, c’est la nièce de mon ami qui est venue garder pendant que mon ami, sa femme et moi on s’est régalés, à la maison, avec le fameux poisson grillé de maman Régine.

Ça m’a fait du bien. D’essayer de faire du bien. Pis de me faire du bien.

Merci pour l’écoute. Pis de ta présence à mes côtés aujourd’hui.

Je t’aime tsé. T’aime fort même.

XxX

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