Se revenir. 2.

La vie. Des fois. Souvent. C’est un algorithme aléatoire. T’as beau contrôler au maximum les infimes variables sous ton emprise. La vie, elle, elle va où elle veut.

J’aurais voulu contrôler plus de choses. Il me reste encore beaucoup à apprendre. À bien des niveaux. Entre autre, au chapitre du lâcher-prise. Dans celui du laisser-aller aussi. J’fais mon maximum dans mon petit bonhomme de chemin. Mais j’ai appris la modestie ici. La vrai. La pas facile. Et aujourd’hui, j’essaie de prendre tout ça avec plein de sagesse. Même si j’ai les émotions grises qui me perforent le cœur.

Ma vie kinoise s’arrêtera plus vite que prévue. Le projet sur lequel je boss depuis mon arrivée va bien. Très bien. J’aimerais dire trop bien. Mais trop bien ça existe pas.  Mon mandat n’est pas renouvelé. Le projet peut continuer sa croissance sans papa oiseau. Y’a de la fierté. Pis de la tristesse. Pis 10 000 états que j’ai pas encore réussi à nommer.

Alors je reviens. Bientôt. J’vais m’atterrir au Québec quelque part au mois de juin. Je laisse la date floue. Ça ajoute au suspense. Machiavélique petit moi.

C’est un mélange ben intense d’états. Hâte de te revoir. Effondré de devoir laisser ma maison et ma famille d’ici. J’ai rêvé si souvent de te prendre dans mes bras. Et en même temps, ici, j’arrive pas à faire la liste de tous les deuils que j’dois soigner avant de partir. J’ai l’impression qu’on m’arrache de chez moi. Tout en sachant que je rentre chez moi. J’ai le bipolaire surdéveloppé.

Fak.

J’vais avoir besoin de toi. Fort. Pour m’accueillir dans tout ça. Quand je vais me mettre à pleurer pour rien. Quand j’vais te sembler loin dans ma tête. Quand des fois, j’aurai pas l’air aussi heureux que je devrais. Sache que je serai, dans tes bras, dans un des endroits que j’aime le plus au monde.

Je sais pas combien de temps je vais rester avec toi. J’dis pas ça pour faire de l’effet. Je le dis parce que je sais pas promettre en ce moment. J’ai le vertige trop grand. J’ai une année vierge devant moi. Je t’avais dit que j’avais recommencé à peindre? C’est peut-être la toile la plus intimidante de ma vie. J’vais avoir besoin de toi. Pour m’aider à trouver ce que je veux faire. Et où je veux être.

Et qui je veux être.

C’est beau. La tempête. Même si ça bourrasque fort. Tu me connais. La tempête, c’est là où j’suis né.

J’vais prendre le temps de partir d’ici. Même si j’aurais voulu rester. Pis j’vais prendre le temps d’arriver. Pis de te revoir. Qu’on se rattrape 1 an. Au rythme du pays, comme on dit ici.

Bientôt je serai là. Pis on jasera comme jamais.

En attendant. Pense à moi. Fort. J’ai besoin de l’être, fort. Pis des fois. Souvent. C’est dur.

À bientôt.

Je t’aime.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s